Monthly Archives: May 2014

Sous l’armure – Catherine Anne

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Titre : Sous l’armure
Auteur : Catherine Anne.
Année : 2013.
Editeur : L’Ecole des Loisirs.
Genre : Théâtre.

Nombre de pages : 79.

Public : Adolescents.

Quatrième de couverture :

Au château de Monseigneur, l’atmosphère n’est pas à la fête. Une guerre se prépare et Monseigneur est bien décidé à la gagner. Mais avant de la mener, il prend deux décisions. Sa fille Christine sera enfermée dans un couvent ; quant à son fils adoptif, Thibaut, il l’accompagnera sur le champ de bataille. Telle est sa volonté et malheur à celui qui songerait à s’y opposer. Or Christine, l’intrépide, refuse d’étouffer sous un voile et Thibaut, le sensible, refuse de verser le sang. Et sils changeaient de rôle.

Avis :

Voilà un petit livre que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres il y a quelques mois : ô surprise ! Voici qu’une amie allait me forcer à lire du théâtre, média avec lequel je n’ai jamais eu vraiment d’atomes crochus. Mais allons-y, lisons !

Et si je n’accroche toujours pas à la forme théâtrale, surtout en lecture, j’avoue avoir été très agréablement surprise par Sous l’armure. Car la « masculinité » de Christine et la « féminité » de Thibaut sont un peu plus subtils que ce qu’on pourrait penser au premier abord. La guerre n’a rien d’héroïque et, malgré le gage de paix, son horreur est bien soulignée (sans qu’on la voit jamais, tout est dans le discours) ; et Thibaut combat, oui, mais pour des raisons autres que le pouvoir. On y trouve aussi quelques piques contre la religion et une jolie conclusion.

Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui aiment le théâtre, et à tous ceux qui souhaiteraient faire jouer cette jolie pièce à leurs enfants, filles et garçons !

Féminin Masculin – Mythes et idéologies – Dir. Catherine Vidal

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Titre : Féminin Masculin – Mythes et idéologies
Auteur : Sous la direction de Catherine Vidal.
Année : 2006.
Editeur : Belin / Coll. Regards.
Genre : Essai.

Nombre de pages : 126.

Public : Adultes/Grands adolescents.

Quatrième de couverture :

Qu’est ce qui nous fait homme ou femme ? Cette question agite le monde scientifique et philosophique depuis plus d’un siècle. Si les progrès des neurosciences et de la génétique permettent désormais de mieux comprendre pourquoi l’être humain, dans ses comportements, échappe aux lois du déterminisme biologique, les idées reçues et les préjugés ont la vie dure. La tentation est toujours présente de mettre en avant des raisons «naturelles» pour expliquer les différences entre les sexes et justifier les inégalités sociales.


Dans ce débat, le regard croisé des sciences «dures» et des sciences humaines s’impose pour examiner, avec le recul nécessaire et sous différentes facettes, l’évolution des idées et des pratiques sociales dans la construction du féminin et du masculin. Dans ce livre unique en son genre car il est le fruit d’une rencontre interdisciplinaire rare, des représentants de la philosophie et de l’anthropologie, de la neurobiologie, de la paléontologie, de la génétique, de la sociologie, et de la psychologie analysent les «mythes scientifiques et idéologiques» sur cette éternelle question féminin-masculin.

C’est ainsi que GENEVIEVE FRAISSE (philosophe) aborde la question de «la condition féminine» ; l’anthropologue MAURICE GODELIER étudie «les mythes fondateurs de la domination masculine dans la vie et les sciences» ; PASCAL PICQ présente «l’éternel féminin en paléanthropologie et en ethnologie»; CATHERINE MARRY (sociologue) s’attache aux «Femmes, sexes et genre» et à leurs variations sociologiques ; CATHERINE VIDAL, neurobiologiste étudie les rapports «Cerveau, sexe et idéologie» ; SAÏD LE MANER-IDRISSI, professeur de psychologie retrace l’étude du «masculin et du féminin en psychologie»; EVELYNE PEYRE et JOËLLE WIELS présentent les dernières recherches en génétique et en paléoanthropologie : «Le sexe : un continum».

Avec le concours de l’association «Femmes & Sciences» et de l’AFDU.

Avis :

J’ai eu peur en lisant le premier article de cet ouvrage. En effet, je ne suis pas forcément très réceptive aux études de vocabulaire et philosophique. Je n’en ai pas la formation nécessaire pour les comprendre totalement. Mais il s’agit sans doute simplement d’un problème d’auteur : Geneviève Fraisse use d’un vocabulaire spécialisé assez « dur » pour un non-spécialiste. Mais cette réserve a été totalement oubliée en lisant les articles suivants. Ceux-ci sont suffisamment vulgarisés pou être compréhensibles par tous.
Les sujets sont très divers, de l’anthropologie à la sociologie, en passant par la paléonthologie, quelques sciences dures ou molles y passent, offrant un panel très démonstratif du poids des idéologies sur les recherches… et les conclusions de celles-ci.
J’y ai aussi appris quelques points de culture générale qui ne sont pas à négliger.
Je pense que cet ouvrage peut constituer une bonne introduction à l’étude des genres et du féminisme par les sciences autre que la sociologie. Comme quoi le combat pour l’égalité des sexes ne se limite pas à un seul champ d’étude mais à tous les domaines.